text

Claudine Marvier

Psychanalyste Therapeute de Couples

Thérapeute Psychanalytique de Couples
Psychanalyste Paris

La consultation permet de faire le point, de prendre conscience, d'interroger ses vrais désirs individuels et de couple et de se liberer de ses entraves psychiques qui nuisent aux capacités de surmonter les difficultés. text

Claudine Marvier

Psychanalyste, Thérapeute Psychanalytique de Couples

40 années d’un parcours analytique ininterrompu.

A partir d’une interrogation personnelle, j’ai entrepris une psychanalyse. Au cours de celle-ci a émergé l’idée de m’engager dans le métier.

Je n’ignorais pas que ce serait long et difficultueux mais j’étais motivée.

Je saurai plus tard que cet intérêt pour exercer un jour la profession était sous-tendu par le désir de poursuivre toujours mon analyse ; dans cette fonction on travaille autant avec ce que l’on est qu’avec ce que l’on sait, j’avais ainsi trouvé ma voie.

Ayant découvert un Institut de Formation au Conseil Conjugal je m’y présente et suis acceptée après un entretien d’évaluation avec un Psychanalyste.

Dans sa première étape le cycle se déroule sur deux ans. Il est entièrement centré sur la formation personnelle, sous forme de travaux de groupes conduits par des Psychanalystes impliquant un fort investissement affectif, ouvre le champ à une remise en question de soi, épreuve décapante par le remaniement psychique qu’elle engendre.

A l’issue de ce premier cycle est remis un certificat d’entrée en stage.

Les candidats vont à partir de là débuter la formation professionnelle proprement dite pour une durée de 3 ans ou plus, selon le temps qu’ils auront mis à présenter le mémoire de fin d’études.

Méthode de formation : Travaux de groupes sous l’égide d’une formatrice de l’Institution, par des jeux de rôles mettant en scène des situations de Couples et des rapports Thérapeute/Couples.

Le stagiaire est par ailleurs habilité à recevoir des personnes en consultation.

Il se choisit une formatrice parmi celles qui animent les groupes. Elle va le suivre pendant tout le temps de son stage, elle contrôlera son travail par des supervisions, le guidera dans l’élaboration du mémoire, stade ultime avant l’homologation.

Pour ma part arrivée là, j’ai voulu poursuivre l’aventure, deux ans plus tard je suis attachée de formation.

Deux ans encore plus tard, je suis nommée Formatrice, j’exercerai cette fonction dans l’institution pendant 20 ans.

J'ai appartenu à la Commmission de Titularisation.

J’ai participé à des groupes de Recherches.

Parallèlement, voulant en connaître davantage sur les phénomènes inconscients des groupes, je me suis inscrite dans une Société de Psychodrame d’Etudes Pratique et Théorique, la SEPT d’obédience freudienne animée par des Psychanalyste Lacaniens.

J’y ferai une formation d’abord personnelle puis didactique, puis sous contrôle et au bout de 7 ans, j’ai obtenu la titularisation me reconnaissant Psychodramatiste.

Avec un collègue Psychiatre nous avons fondé et animé un groupe, qui a fonctionné à raison d’une séance par semaine de 2 heures. Cela pour moi, pendant 20 ans.

Par cette expérience j’ai acquis une aisance dans les consultations que j’ai eues avec les Couples.

Je tiens à souligner que le travail avec les Couples relève d’une pratique spécifique et je m’autorise à penser qu’au fil du temps je l’ai acquise.

ACTE GRATUIT PREMIER ENTRETIEN

  • Difficulté dans le couple
  • Déception, désillusion, amertume, dépression
  • Relation professionnelles et souffrances au travail
  • Difficultés de communication, dispute, violence, reproches
  • Angoisse, anxiété, paniques, phobies, obsession
  • Manque de confiance, abandon, solitude et mal être
text

Quand faut-il consulter ?

Dans toute situation où le couple a le sentiment de ne pas pouvoir s’en sortir seul. Ils conviennent de l’opportunité d’une démarche commune.

Un couple qui se constitue dans une optique de durée connaît des phases auxquelles peu de personnes échappent. La première phase fait une part à l’imaginaire où chacun projette sur l’autre des qualités qu’il croit lui voir ou qu’il voudrait avoir lui-même ; c’est la période de l’illusion.

Survient, lors de la vie commune, la phase de désillusion où chacun découvre que la ou le partenaire est différent de ce qu’il a cru. C’est la crise. Cette période est à dépasser par le réajustement de la relation de couple. Aura-t-il l’envie de se faire aider ? S’il fait la démarche, il a de meilleures chances d’y parvenir…

Quel est l'enjeu ?

Le but d'une thérapie n'est pas de déterminer qui a tort ou raison, mais plutôt de rétablir la communication. Le couple est une entité qui a ses règles, ses codes, ses habitudes, et il arrive que les deux partenaires ne s'y reconnaissent plus. Le thérapeute donne les moyens à chacun d'exprimer ses insatisfactions par rapport à la relation et non par rapport à l'autre. Ce changement de perspective permet d'entrer dans un processus de collaboration conjointe pour revoir le « contrat » sans viser à changer l'autre, car c'est impossible. On sort du règlement de comptes destructeur pour devenir constructif.

text

Articles et Parutions

text

Difficultés dans le couple. Déception, désillusion, amertume, dépression.

Il n'est pas toujours aisé de trouver une issue à un mal-être inhérent à des mésententes conjugales quelles que soient les raisons qui l'ont généré, sauf à envisager ...

Lire la suite

Difficultés dans le couple.
Déception, désillusion, amertume, dépression.

Il n'est pas toujours aisé de trouver une issue à un mal-être inhérent à des mésententes conjugales quelles que soient les raisons qui l'ont généré, sauf à envisager comme unique et radicale solution: la séparation.

On peut penser en premier lieu que la désillusion est un facteur qui pousse à vouloir prendre cette résolution ;
Bien des relations se détériorent à l'épreuve de la vie quotidienne : chacun se révèle avec son propre caractère, différent de celui apparu primitivement.
En d'autres termes, la déception naît des espoirs premiers, des attentes non satisfaites, déception d'autant plus grande, que l'espoir de rapports idylliques a été fort.

Les motifs de conflits sont nombreux, et l'énumération ici n'est pas exhaustive.
Il peut s'agir de non compréhension réciproque, d’interruption de la communication, de mésententes, de violences : verbales ou corporelles, de problèmes sexuels, de problèmes d'adultère.
Il peut s'agir de questions à propos des enfants, à la naissance, à l'adolescence, au départ du foyer ; il peut s'agir de problèmes professionnels et plus tard au moment de la retraite.

Quelles que soient les difficultés rencontrées, le désir d'en connaître les origines, d'en comprendre le sens, passe par la parole, dans une réflexion avec un tiers, apte à écouter, qui ne prend pas parti ; l'objectif de ce tiers est de rétablir une meilleure communication en faisant émerger les phénomènes inconscients qui ont conduit à vivre le couple dans la souffrance. Parfois le désir de séparation est moins fort que le lien inconscient d'emprise, comme si l'on se condamnait à vouloir faire perdurer la douleur.
Déception et désillusion vont de pair. La séparation apparaît comme un remède à une situation qui n'est plus supportable. La solution est dans « l'agir ».

Une démarche auprès d'un thérapeute* offre la possibilité d'un travail sur soi et avec l'Autre ; la solution est dans « la réflexion et l'analyse».
L'évolution dans ce travail conduit à une transformation psychique qui donne lieu à un changement dans les rapports, pour aboutir à une décision : reprise d’une vie commune sur des bases nouvelles ou peut-être aussi une séparation lucide dans un climat apaisé.

* Dont la spécificité professionnelle est de recevoir les couples en consultation.

text

Relations professionnelles et souffrances au travail

L’exercice professionnel est généralement  compris comme une condition au bonheur,  il est source de réussite, sur le plan de l’argent, de la reconnaissance sociale, de la réalisation personnelle, ...

Relations professionnelles et souffrances au travail

Où, ce qui devrait être plaisir devient souffrance, voire dépression.
Pourquoi est-il nécessaire de chercher soutien et aide psychologique.

L’exercice professionnel est généralement  compris comme une condition au bonheur,  il est source de réussite, sur le plan de l’argent, de la reconnaissance sociale, de la réalisation personnelle, il conforte le sentiment d’identité, aide à l’épanouissement de la personnalité. Il  s’ensuit  alors  que les satisfactions éprouvées dans ces différents domaines, apportent un renforcement du sentiment de valorisation de soi, contribuent à stimuler l’effort, à orienter l’esprit sur l’idée de progrès, sur le plaisir trouvé dans le travail réalisé.

Combien de personnes pourtant, au lieu de trouver satisfactions et plénitude dans le travail,  peinent et souffrent au point de sentir se détériorer leur équilibre. Pour tenter de comprendre ce phénomène qui touche tant de personnes, il est nécessaire d’avoir une vision de l’entreprise et des relations professionnelles qui s’y développent.

L’activité professionnelle a un caractère fondamentalement social ; il s’agit de passer du Je au Nous ; le travail est réalisé avec d’autres, pour d’autres, il est subordonné à un but collectif ; le travail implique toujours une confrontation au réel, réel physique et réel des rapports sociaux. C’est à travers l’action que se révèle l’écart entre les représentations,  (façon de voir les choses), et la réalité du travail.

La conception du travail comme peine, occulte le travail comme création, comme dépassement des contraintes et comme développement de soi.

La place qu’occupe le travail pour chaque sujet dépend des issues favorables qu’il pourra trouver à son désir, à son histoire, à sa personnalité, le travail  offre des satisfactions substitutives aux désirs forgés dans l’histoire infantile, mais celui-ci, effectué sous le poids des contraintes, conduit à une sorte d’anesthésie du fonctionnement psychique et à un appauvrissement vécu comme une dépersonnalisation.

Ainsi se pose la question du plaisir ou de la souffrance au travail comme une affirmation du « Je » et d’une identité, ou à l’inverse comme une détérioration des conditions de vie, psychiques, physiques, ou matérielles.

Le travail peut : être un espace privilégié de la construction du sujet, ou être une sphère par excellence de la contrainte, de l’exploitation, de la domination, de l’aliénation. Comment entendre le travail sous ce double aspect, de ressource et de peine ?
L’objet travail est double, il appartient à la réalité externe, il est collectif, social, contraint, il est aussi objet de l’imaginaire, c’est-à-dire, qu’il est l’écran sur lequel viennent se projeter le désir, les investissements singuliers, en fonction de l’histoire du sujet. C’est par le travail, par la confrontation au réel qu’il implique, que les productions imaginaires, symboliques sont mises à l’épreuve.

Le travail est toujours une situation d’épreuve, épreuve d’existence en tant que sujet, épreuve de ses propres limites, de ses capacités. Travailler c’est prendre un risque, celui d’échouer, de rater, d’être submergé par la complexité, par  des conflits de valeurs, par des peurs de  déplaire, d’être disqualifié. Les différentes issues possibles de ces épreuves du travail, surmontées ou non, font de l’expérience professionnelle une histoire incertaine, toujours ouverte sur l’imprévu, l’inconnu, pour le meilleur et pour le pire.

Ce qui est actualisé par les situations de souffrance au travail, susceptible de porter de graves atteintes à l’intégrité du Moi, relève sans aucun doute de causes compréhensibles et explicables, mais peut aussi trouver un écho particulier chez une personnalité vulnérable. S’interroger sur la résonance qu’il pourrait y avoir entre les évènements présents et un vécu  passé a sûrement son importance,  quand on sait que chacun a son histoire, jalonnée de moments heureux mais aussi d’avatars, et qu’il y a bien des façons de réagir dans les difficultés, selon ce que l’on est et ce que l’on a vécu.

La réalité psychique du sujet au travail rencontre nécessairement la réalité extérieure, le désir inconscient et les fantasmes qui y  sont liés,  sont mis à l’épreuve de cette rencontre.

Les situations qui peuvent provoquer des souffrances au travail sont multiples, citons par exemple les conditions de pénibilité par rapport au travail lui-même, par rapport aux transports,  source de fatigue physique et nerveuse, quand ceux-ci en allongeant le temps consacré à la vie professionnelle réduisent d’autant celui de la vie personnelle..

Des préoccupations majeures peuvent aussi être attachées à l’insécurité fondée sur le fait que  l’entreprise est en voie de disparition ou de délocalisation ; la probabilité de perte d’emploi sans perspective de remplacement fait vivre des angoisses profondes, avec les répercussions qui peuvent s’ensuivre, l’estime de soi ayant été si atteinte que la déperdition des moyens empêche de rebondir.
Quelque chose de similaire se vit pour les chercheurs d’emploi, à qui nul ne répond alors qu’ils ont fait de multiples démarches et demandes. A la longue la confiance en soi s’effrite, l’espoir s’effondre, l’insertion devient de plus en plus difficile.

Une source de souffrances : les relations conflictuelles, d’autant plus dures à supporter  que dans nombre de cas, c’est dans les rapports de subordination qu’elles se vivent. . Quand on craint pour sa place, quand le travail relève du besoin et que la nécessité fait loi, on peut aller jusqu’à accepter l’inacceptable, et à l’extrême  subir la haine, les injustices de ceux qui abusent du pouvoir que leur confère leur titre de chef. Le harcèlement moral, le harcèlement  sexuel en sont des exemples qui illustrent les pratiques de pervers dont le but est de faire souffrir pour assurer leur suprématie, et jouir de leur pouvoir destructif. Le chantage du fort sur le faible  peut agir comme élément de détérioration de la personne : il crée des dommages qui, partant du degré moindre peuvent conduire à engendrer des effets très préjudiciables pour la santé physique et psychique : dépréciation de soi et des autres, rancoeurs, ressentiments jusqu’à dépressions, somatisations, problèmes familiaux aggravés, voire suicides,(se tuer au travail peut avoir diverses acceptions) métaphoriques ou malheureusement réelles ; la liste est longue et non exhaustive.

La souffrance au travail ou (et) dans la relation aux autres, au regard des réalités extérieures,  vaut d’être comprise dans ce qui est du vécu intime et antérieur. Faire la part de ce qui relève de la situation  et de ce qui est de la sensibilité personnelle s’avère difficile sans le recours à une réflexion qui  peut justifier d’une recherche de soutien et d’aide psychothérapique.  Parler des problèmes que l’on vit au travail, alors que le plus souvent au travail on se tait, on subit avec toute la charge d’émotions réprimées, parler de son mal-être, permet dans un premier temps de se déprendre d’une trop grande adhérence aux évènements. Il s’agit aussi de comprendre la situation productrice de stress au regard de ses propres implications.

Cette souffrance renvoie aux traumas, aux déceptions, aux désillusions de l’enfance. Les circonstances du présent risquent d’être d’autant plus chargées de sentiments négatifs (peurs, inhibitions,  sentiments de rejet, anxiétés, angoisses) qu’elles interfèrent sur un vécu déjà marqué par les mêmes affects éprouvés dans un temps passé.

Il y a un changement à opérer sur les représentations, il y a  une énergie nouvelle à retrouver  pour surmonter plus aisément  le stress, sortir de la dépression qui abolit le désir, paralyse les moyens,  il y a encore une confiance en soi à reconquérir, une sérénité à acquérir, où les peurs auront été démystifiées par une autre connaissance de soi, que la démarche thérapeutique aura permise,  dans une relation réparatrice avec un thérapeute. Soutien trouvé d’une part, analyse des conflits d’autre part, doit redonner à ceux qui ont été « cassés », une certitude  de se sentir à nouveau exister en tant que Sujets à part en tière.

text

La baisse de désir dans le couple

Votre rythme de rapports sexuels a considérablement baissé ces derniers temps et vous ne parvenez même plus à dater la dernière fois que vous avez eu des rapports.
Il y a là un signe de dysfonctionnement dont ils n’ont peut-être pas conscience...

La baisse de désir dans le couple

Votre rythme de rapports sexuels a considérablement baissé ces derniers temps et vous ne parvenez même plus à dater la dernière fois que vous avez eu des rapports.

Il y a là un signe de dysfonctionnement dont ils n’ont peut-être pas conscience, surtout si aucune parole n’est échangée entre eux à ce sujet. Dans le meilleur des cas toutefois, l’un des deux s’en plaint, c’est l’occasion d’envisager une démarche chez un praticien.

text

Thérapie de couple

Que peut-on en penser ?

Elle ouvre à une compréhension des conflits et tend à leur résolution ;
Que peut-on en attendre ?

Lire la suite

Thérapie de couple
Que peut-on en penser ?

Elle ouvre à une compréhension des conflits et tend à leur résolution ;
Que peut-on en attendre ?
C’est une démarche commune, voulue par les deux partenaires, entreprise pour des motifs ...

C’est une démarche commune, voulue par les deux partenaires, entreprise pour des motifs qui peuvent être aussi nombreux que variés mais qui sont toujours source de souffrance.

Avec la présence d’un tiers, le thérapeute, les reproches, les attaques verbales perdent de leur virulence, voire de leur violence.

En s’écoutant mieux, on s’entend mieux et on s’entend autrement. Le couple parvient alors à trouver du sens aux conflits qui ont généré les mésententes.

Parvenir à exprimer ses rancœurs, ses rancunes, ses déceptions, ses désillusions et les faire entendre à l’autre qui lui-même peut exprimer les siennes, permet de prendre la distance qui fera relativiser les problèmes et aidera à mieux les gérer.

Au bout du compte, la relation se restaure, un remaniement du fonctionnement s’opère au bénéfice du couple, voire de la famille.

Si une séparation devait s’envisager, elle se ferait au moindre coût et dans un climat certainement apaisé, après une décision réfléchie et assumée.

Quoiqu’il en soit, chacun sortira enrichi de l’expérience avec une meilleure conscience de soi et de l’autre.

C’est, en effet, une chance que les couples se donnent quand ils entreprennent une démarche ensemble.

Bien des séparations pourraient être évitées si un espace était donné au couple en crise par la présence d’un tiers médiateur qui leur permettrait de s’exprimer et sans doute d’arriver à dédramatiser les problèmes.

text

L'angoisse, l'étau

Pour comprendre la notion d’angoisse, il est nécessaire de comprendre celles de la peur et de l’anxiété...

L'angoisse, l'étau

Pour comprendre la notion d’angoisse, il est nécessaire de comprendre celles de la peur et de l’anxiété.

Le peur est normalement un éprouvé négatif douloureux en face d’une situation objective réelle et externe de danger. L’objet de la peur est déterminé : c’est le chien menaçant, l’animal sauvage agressif, la personne armée qui surgit devant soi. La peur, contrairement à l’anxiété et à l’angoisse, parait se situer dans le registre de la description comportementale : on peut être paralysé de surprise ou prendre les jambes à son cou…

L’anxiété demeure le plus souvent ressentie au niveau psychique voire imaginaire, et ce, dans un contexte d’attente. La mère est anxieuse parce que sa fille n’est pas encore rentrée alors que normalement elle devrait être arrivée. L’étudiant est anxieux en allant chercher les résultats de l’examen qu’il a pensé ne pas avoir réussi. Le danger à venir est plus ou moins bien appréhendé, des scénarios catastrophes peuvent défiler dans l’imagination, mais cette anxiété est normale. Lorsqu’elle s’accompagne d’inhibitions, de désorganisation, de panique et qu’elle se chronicise, l’anxiété devient pathologique.

Une difficulté de traduction se présente dans les écrits de Freud (et dans la traduction anglaise), le même mot étant employé pour désigner l’anxiété pathologique et l’angoisse. Une certaine confusion peut alors régner dans nos esprits, en réalité la différence n’est pas tant dans l’intensité des symptômes que dans la perception consciente ou inconsciente de l’origine du danger.

L’angoisse est un affect profondément invalidant, où l’individu éprouve un sentiment aigu de danger et dont l’origine reste pour lui complètement inconnue parce que par déliasion et refoulement, cette origine est devenue inconsciente. L’angoissé est habité par la crainte d’un grand malheur possible qu’il ne peut nommer, avec la sensation d’être totalement démuni, impuissant à se protéger. Ce danger indéfinissable et inconnu vient le plus souvent de l’intérieur : « la représentation » (la scène vécue angoissante) a été complètement refoulée dans l’inconscient ; seul demeure l’éprouvé, l’affect, devenu angoisse massive.

L’angoisse par définition s’accompagne de manifestations somatiques et neurovégétatives nombreuses et invalidantes : tachycardies, tremblements, dyspnées, constrictions œsophagiques (boule dans la gorge) précordialgies, hypersudations (sueurs froides), spasmes intestinaux, diarrhées, étourdissements, etc.

Certaines crises d’angoisses paroxystiques vont produire des attaques de panique dont l’apparition est brutale, sans cause déterminée déclenchante. Ces attaques sont brèves. Les symptômes sont caractérisés par un malaise intense, la sensation d’une grande menace voire d’une mort imminente, de dépersonnalisation, de déréalisation, lesquelles accompagnent des manifestations somatiques décrites plus haut.

En raison de l’incapacité à développer devant l’angoisse, une réponse adaptée, deux possibilités s’offrent :

La première est la permanence de l’état paralysant qui s’exprime par un état aigu d’angoisse.

La seconde est le recours à des formations de substitut, qui sont des solutions de compromis, dont le rapport avec l’angoisse n’est pas reconnu, mais vécu sous des formes qui ne permettent guère de la repérer. Il s’agit sur le plan psychique de dispositions phobiques et de mécanismes obsessionnels.

Comme exemples de phobies mentionnons, les phobies sociales (angoisse d’aller vers les autres), la claustrophobie (angoisse des endroits clos), l’agoraphobie (angoisse des endroits ouverts).

Dans les mécanismes obsessionnels, les rites s’imposent à l’esprit dans des actions répétitives auxquelles on ne peut s’empêcher de souscrire, sous l’empire d’une conscience morale des plus exigeantes, qui ne laisse aucune place à une vision de bien-être dans le « laisser-aller » et le « lâcher prise ».

Ces phénomènes, sur lesquels la volonté n’a pas de prise, ont des rapports ignorés par la personne avec l’angoisse originaire, laquelle fut occasionnée par la détresse psychique du nourrisson.

En effet, la première expérience d’angoisse est le traumatisme de la naissance qui est évidemment la contre partie de son état de détresse biologique. Elle est le prélude à toutes les séparations à venir, qui inaugurent un vécu où inévitablement il y aura des manques, des frustrations, des situations à affronter propres à générer une déstabilisation émotionnelle avec les souffrances qui en découlent.

La psychanalyse et les psychothérapies d’inspiration analytique traitent des inhibitions, les angoisses, les symptômes phobiques et la névrose obsessionnelle.

Questions Fréquentes

Bien que nous tenions beaucoup l’un à l’autre nous n’avons plus de relations sexuelles depuis un certain temps.

Cela est exposé comme un état de fait. Rien ne laisse entendre qu’ils en souffrent. Auraient-ils des craintes pour l’avenir de leur couple ? Toujours est-il que s’ils font la démarche, c’est que la question les interpelle. C’est une première avancée s’ils se présentent chez un thérapeute de couple. Ils savent un peu qu’il s’agit d’un blocage. Les éléments tendres paraissent clivés par rapport aux pulsions sexuelles, comme si les deux ne pouvaient coexister ; tout un travail est à faire sur la recherche du sens de ce blocage.

La relation ne va pas à cause de moi. La relation peut-elle changer si je suis seul(e) à faire une démarche?

Les entretiens de couples donnent lieu à un travail sur les échanges interrelationnels ; si on les figure par un graphique, c’est un travail dans l’horizontal. A l’inverse, les entretiens individuels se travaillent dans une perspective verticale ; recherche à partir du présent vers le passé. Bien évidemment, dans les entretiens individuels, on parle de son couple, puisque c’est la raison pour laquelle on vient consulter, on remonte aux fondements qui ont validé le choix amoureux, pas seulement conscient, mais aussi inconscient. Le résultat c’est une transformation en profondeur de la personnalité. L’autre membre du couple aura à s’ajuster. En général, on peut espérer qu’il y parviendra. Sinon on ne peut prévoir ce qu’il en adviendra ; la consultante pourra avoir envie de reconstruire sa vie autrement.

Comment se déroule pratiquement l’analyse relationnelle de couple ?

Pour le thérapeute analyste, toujours selon les mêmes visées, aider les couples à trouver le sens de ce qu’ils vivent et de ce qui les a amenés à se trouver dans les difficultés dont ils ne sortaient pas. Le thérapeute a, par contre, plus ou moins de mal à parvenir à ce but en fonction des motivations qui ont présidé à la venue des deux conjoints.

Ont-ils été d’accord ensemble dans l’esprit de comprendre ce qui leur arrive et dans l’espoir de réharmoniser leur relation ? La proposition a pu venir de l’un qui a adhéré à la suggestion en étant d’accord d’emblée.

Dès l’abord, la tâche s’engage sous les meilleurs auspices.

Une autre hypothèse : l’un invite à la démarche. L’autre pour des raisons ignorées n’y croit pas. Il accepte cependant en se disant que la cause est perdue d’avance. Dans cette situation, le premier entretien est posé comme un enjeu. Le thérapeute parviendra t-il à susciter l’intérêt du conjoint réticent ? Il y va de toute la compétence du praticien pour que quelque chose se passe dans la séance sur le plan émotionnel, pour que leur envie devienne commune de ne pas en rester là.

Un autre cas de figure qui n’est pas inhabituel : le couple vient alors que la séparation est décidée par l’un des deux. La situation est la encore plus difficile. Qu’est venu chercher le couple et qu’attend-il, sauf à entériner une séparation déjà programmée, dans un climat apaisé.

Ces exemples pour dire que les causes ne sont pas gagnées d’avance.

Le désir chez chacun des protagonistes est le moteur qui fait fonctionner le mouvement ; chez les couples un désir de vouloir réharmoniser leur relation, dépasser les conflits qui les font souffrir et chez le thérapeute, le désir d’exercer son métier, au mieux de ses compétences.

Combien de temps dure une thérapie psychanalytique de couple ?

Le temps que les patients veulent la faire durer, on estime que c’est parce qu’ils auront acquis la capacité a intérioriser le tiers qu'a été le thérapeute entre eux, lequel leur a permis une nouvelle forme d'échange, une meilleure écoute réciproque dont ils auront retenu qu'une distance est possible et nécessaire, elle leur permettra de gérer au mieux les conflits ultérieurs.

Quel motif peut-on avoir pour entreprendre une psychanalyse ?

Tous les motifs sont bons, et, nombreux sont ceux qui émanent d’une souffrance psychique, morale, voire somatique pour engager une démarche aux fins de se faire aider.

Le choix d’un psychanalyste n’est pas neutre. La personne qui consulte sait sûrement qu’il s’agit d’un travail d’introspection qui interroge son histoire passée. En effet, il y a bien des méthodes diverses qu’emploient les spécialistes de la relation. Les sexologues se centrent sur les symptômes (phénomènes observables) pour régler les difficultés sexuelles. Les comportementalistes « guident les patients par des explications sur les phénomènes qu’ils vivent et donnent des conseils sur le « quoi faire » dans le concret. Le psychanalyste est imprégné d’une certitude que l’inconscient existe. Il relie avec son consultant les éléments du présent au passé. Les prises de conscience font revivre des émotions à partir de quoi le patient se réapproprie son histoire, il redevient libre de ses actes, à même de gérer son destin. Il n’y est plus assujetti.

C’est un travail de longue haleine. Mais il est à retenir que même si l’expérience n’est pas poursuivie très longtemps, ce qui est gagné ne sera pas perdu. La personne aura acquis par la méthode des associations d’idées la faculté de comprendre et régler les problèmes qui se poseront dans l’avenir.

Ci-joint les textes éclairants sur les motifs possibles de consultation (souffrance au travail et sur l’angoisse).

Sylvie
M.

text

Il est des évènements qui changent tout le cours d'une vie : ma rencontre avec mon thérapeute fait partie de ces choses là.- Sylvie M.

Pat
Yan

Merci pour cette belle thérapie, c’est le plus beau cadeau que nous nous sommes offerts comme couple.- Pat et Yan.

Reour en Haut